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	<description>EPEE - Développement à l&#039;international, intelligence stratégique, risques politiques et sécuritaires</description>
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		<title>DE LA MARÉCHAUSSÉE AU GIGN…</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 12:32:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Casanova]]></category>
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		<category><![CDATA[Gendarmerie]]></category>

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		<description><![CDATA[… huit siècles séparent les sergents, des maréchaux et des gendarmes. Huit siècles de « duels entre l’ordre et le crime », qui ont « façonné la Gendarmerie dans son recrutement, sa formation et ses armes ». Ici, Daniel Casanova, historien de l’armement* raconte &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/de-la-marechaussee-au-gign%e2%80%a6/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>… huit siècles séparent les sergents, des maréchaux et des gendarmes. Huit siècles de « duels entre l’ordre et le crime », qui ont « façonné la Gendarmerie dans son recrutement, sa formation et ses armes ». Ici, Daniel Casanova, historien de l’armement* raconte avec autant de passion que de précision la longue histoire de l’Arme, depuis la Connétablie et Maréchaussée de France jusqu’à la Gendarmerie du XXI<sup>ème</sup> siècle, sans rien omettre, en particulier de ses rapports parfois rugueux avec les populations (ou des parties de celle-ci… ), de leurs conditions de vie au fil des âges, des matériels qu’ils servirent et servent aujourd’hui, de leurs « perspectives de carrière et, bien sûr de l’évolution de leur(s) mission(s).</p>
<p>Mais ce faisant, il nous dit aussi comment ils se sont constamment – et plutôt bien – adaptés aux formes diverses et variées, ainsi qu’aux mutations de la criminalité.</p>
<p>Ce qui fait de ce beau livre, très richement illustré lui aussi, une mine d’informations et de réflexions sur notre histoire et notre époque.</p>
<p><strong><em>*</em></strong><em> </em><em>et président de la réputée mais discrète Académie des armes anciennes, organisatrice, à Castres depuis plus de vingt ans du salon international de l’arme ancienne.</em></p>
<p><strong><em>Gendarmes. Armement et organisation</em></strong><em>, de Daniel Casanova, aux éditions ETAI. 143 pages au format 22 x 26,5 cm. 34€. ISBN 9782726895375.</em></p>
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		<title>DEPUIS 180 ANS AU SERVICE DE LA FRANCE…</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 12:31:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Légion étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Youri Obraztsov]]></category>

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		<description><![CDATA[… la Légion étrangère « reste pourtant énigmatique » pour beaucoup de nos contemporains. Pourtant, au fil de ses 180 années d’existence, beaucoup a été dit, écrit et montré sur cette unité parmi les plus connues – sinon la plus connue – &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/depuis-180-ans-au-service-de-la-france%e2%80%a6/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>… la Légion étrangère « reste pourtant énigmatique » pour beaucoup de nos contemporains. Pourtant, au fil de ses 180 années d’existence, beaucoup a été dit, écrit et montré sur cette unité parmi les plus connues – sinon la plus connue – dans le monde entier. Elle n’a, en outre, rien perdu de son actualité et les Français, auprès desquelles elle jouit d’une estime particulière,  savent combien les hommes qui la composent aujourd’hui, donnent encore de leur sang au service de la France, sur tous les théâtres où on l’engage.</p>
<p>Il est donc toujours utile d’en redire la geste et la présence : voilà pourquoi les très sérieuses éditions ETAI ont confié à Youri Obraztsov, ancien légionnaire devenu photographe et auteur de nombreux livres et d’articles historiques, la tâche de l’approcher « de l’intérieur ».</p>
<p>Son récit, illustré de nombreuses photos et illustrations originales, suit en effet « une carrière au sein de la Légion, en passant par tous les régiments et les différents théâtres d’opérations (…), carrière grâce à laquelle, en tournant les (grandes) pages de l’ouvrage, ont peut voyager à volonté dans le temps ».</p>
<p>Son texte, pour être concis, n’en est pas moins émouvant et sobre, chaleureux et instructif.</p>
<p><strong><em>Légion étrangère. 180 ans au service de la France</em></strong><em>, de Youri Y. Obraztsov, aux éditions ETAI. 208 pages au format 23,5 x 31 cm. 140 photos couleur et n&amp;b. 39€. ISBN 9782726895832</em></p>
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		<title>POUR « FAIRE CONNAÎTRE SA MARINE A LA FRANCE »</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 12:29:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Boulaire]]></category>
		<category><![CDATA[Editions Palantines]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de la Marine]]></category>
		<category><![CDATA[La Marine française]]></category>

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		<description><![CDATA[Ayant « mesuré l’ampleur de la tâche » (écrire une nouvelle histoire de la Marine française…), et abordant son sujet avec « beaucoup d’humilité », Alain Boulaire, agrégé et docteur d&#8217;État en Histoire, capitaine de frégate honoraire, membre de l&#8217;Institut des Hautes Études de &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/pour-%c2%ab-faire-connaitre-sa-marine-a-la-france-%c2%bb/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ayant « mesuré l’ampleur de la tâche » (écrire une nouvelle histoire de la Marine française…), et abordant son sujet avec « beaucoup d’humilité », Alain Boulaire, agrégé et docteur d&#8217;État en Histoire, capitaine de frégate honoraire, membre de l&#8217;Institut des Hautes Études de la Défense nationale, enseignant et conférencier sur l’histoire maritime, a donc relevé le défi que lui a lancé son non moins courageux éditeur. Et le résultat est là, qui lui fait honneur.</p>
<p>Dans un format raisonnable, sous une plume alerte, il raconte à la fois l’histoire maritime de la France et celle de sa Marine, s’interrogeant pour chaque période sur les enjeux qu’elle y représentait pour notre pays, sans jamais s’éloigner « de la compréhension des espaces où se déployait (alors, et encore aujourd’hui) la géostratégie de l’État ».</p>
<p>La croissance des flottes militaires asiatiques et, d&#8217;une manière générale, des pays émergents en ce début de XXI<sup>ème</sup> siècle, ne montre-t-elle pas que « la maîtrise des mers reste un enjeu fondamental de la géopolitique du troisième millénaire, 80 % du commerce mondial empruntant la voie maritime, et tout indiquant que cette tendance persistera.</p>
<p>Non content d’évoquer d’emblée « la mer, les bateaux, les ports et les hommes », Alain Boulaire nous raconte ici « les grands siècles de la Marine royale » (on appréciera le pluriel…), puis « les révolutions politiques et maritimes » et enfin « les grands conflits du XX<sup>ème</sup> siècle », vus de la mer, bien sûr ; enfin, mais pas seulement, car il nous donne aussi à connaître mieux « la vie des marins, » à bord évidemment, mais également à terre, ici et là avec leurs animaux, réels et rêvés, et toujours avec leur culture propre, si attachante même aux terriens… La « revue « serai incomplète sans un panorama du futur, et quelques réflexions bienvenues sur la géopolitique et la géostratégie maritimes.</p>
<p>Ici, comment ne pas souscrire à ses arguments pour un retour à une grande politique maritime pour la France, « domaine où la volonté doit primer sur les considérations électoralistes », la défense de nos intérêts vitaux étant aujourd’hui maritime, sachant que « les 4/5 de nos approvisionnements, en particulier dans le domaine crucial des hydrocarbures ou de minerais, se font par voie de mer ; et que l’essentiel des activités mondiales – et donc de nos marchés et de nos sources d’approvisionnement – se déroule dans une frange littorale de quelques centaines de kilomètres ».</p>
<p>Alain Boulaire dit aussi des choses justes sur le format de nos flottes militaires (de combat, de surveillance et d’assistance) et civile (de transport), ainsi que sur le rôle croissant d’acteurs mal connus, comme les préfets maritimes, que ses lecteurs, que nous souhaitons nombreux, apprécieront à leur grande valeur.</p>
<p>Spécialiste érudit d’histoire maritime, excellent conteur, Alain Boulaire nous offre ici une somme, parfaitement accessible, de connaissances et de réflexions pour changer notre regard sur la mer, les marins et la Marine de la France. <em></em></p>
<p><strong><em>La Marine</em></strong><strong><em> française</em></strong><em>, d’Alain Boulaire, aux éditions Palantines. 382 pages au format 15 x 24 cm. Bibliographie, index des navires cités. 23€. ISBN 9782356780560.</em></p>
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		<title>POUR NE PAS OUBLIER LA « DER DES DER »</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 12:27:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Géopolitique et conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire contemporaine]]></category>
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		<category><![CDATA[Première Guerre Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Rémy Porte]]></category>

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		<description><![CDATA[La publication chez un éditeur prestigieux d’un livre d’histoire sur la Première Guerre Mondiale, quand le ministère de l’Éducation nationale (qui gagnerait à ne s’occuper que « de l’Instruction publique »…) ne cesse d’amputer, chaque année son enseignement de l’Histoire, et alors &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/pour-ne-pas-oublier-la-%c2%ab-der-des-der-%c2%bb/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La publication chez un éditeur prestigieux d’un livre d’histoire sur la Première Guerre Mondiale, quand le ministère de l’Éducation nationale (qui gagnerait à ne s’occuper que « de l’Instruction publique »…) ne cesse d’amputer, chaque année son enseignement de l’Histoire, et alors que pour la première fois les cérémonies du 11 Novembre « rendent hommage à tous les morts pour la France », est courageuse, opportune et bienvenue.</p>
<p>D’autant plus quand l’&nbsp;&raquo;angle&nbsp;&raquo; et la méthode choisis par l’auteur*, la chronologie commentée, en rendent l’abord et la lecture aisés : elle permet en effet de connaître ou de découvrir les faits, mais aussi, en présentant les événements dans l’ordre de leur déroulement, de « se repérer dans l’extrême complexité de tous ceux qui, ici, ont constitué le premier conflit mondial.</p>
<p>« L’exercice », écrit l’historien André Martel** dans la préface qu’il donne à l’ouvrage,  « remplit sa fonction : permettre au lecteur non seulement de se situer avec précision dans le temps, mais surtout de s’y mouvoir dans un contexte le plus vaste possible. Tel jour, à telle heure, un chef d’État prend une décision : que se passe t-il au même moment chez ses alliés et ses adversaires, dans le secret des chancelleries ou sur les champs de bataille ? ».</p>
<p>Ainsi, chaque événement (militaire, politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel, etc.) est-il commenté et analysé, et accompagné d’une citation extraite des archives primaires, fes témoignages et correspondances des acteurs (qu’il soit général, soldat ou civil, Français, Allemand ou Turc) et des nombreux journaux  de la presse de l’époque.</p>
<p>Très complet, sinon exhaustif (sur ce sujet, quel travail y prétendrait-il ?), l’ouvrage se lit à la fois par période, du 28 juin 1914 au 30 juin 1919, pour hiérarchiser les événements dans un cadre temporel défini, soit par thèmes, pour identifier dans la durée des évolutions de fond et des tendances lourdes.</p>
<p>Pour que les fondamentaux de notre histoire restent enseignés par les professeurs… et acquis par les élèves, souhaitons-le.</p>
<p>* Docteur en Histoire, le lieutenant-colonel Porte est chef du bureau Recherche du Centre de doctrine d’emploi des forces à l’École militaire. Il avait déjà dirigé la publication d’un très utile <strong><em>Dictionnaire de la Grande Guerre</em></strong>, chez Robert Laffont &#8211; collection Bouquins, en octobre 2008.</p>
<p>** Professeur à l&#8217;Institut d&#8217;études politiques d&#8217;Aix-en-Provence. Directeur du Centre d&#8217;histoire militaire et d&#8217;études de défense nationale (URA 04-1019 du CNRS, Montpellier III).</p>
<p><strong><em>Chronologie commentée de la Première Guerre Mondiale</em></strong><em>, de Rémy Porte, aux éditions Perrin. 645 pages au format 15,5 x 24 cm. Bibliographie et index. 26 €. ISBN 9782262033729. </em></p>
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		<title>1940 : QUAND DES SOLDATS FRANÇAIS FIRENT DOUTER LA WEHRMACHT</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 12:25:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Géopolitique et conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire contemporaine]]></category>
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		<category><![CDATA[Bataille de Stonne]]></category>
		<category><![CDATA[Editions France Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Autant]]></category>
		<category><![CDATA[Stonne]]></category>

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		<description><![CDATA[La campagne de France de 1940 est souvent décrite comme une avance fulgurante des Panzer-Divisionen vers la Manche d&#8217;abord, puis vers le Sud. Mais la rapidité de la victoire allemande ne doit pas être assimilée pour autant à une promenade &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/1940-quand-des-soldats-francais-firent-douter-la-wehrmacht/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La campagne de France de 1940 est souvent décrite comme une avance fulgurante des <em>Panzer-Divisionen </em>vers la Manche d&#8217;abord, puis vers le Sud. Mais la rapidité de la victoire allemande ne doit pas être assimilée pour autant à une promenade de santé. A de nombreuses reprises, l&#8217;armée française s&#8217;est défendue avec acharnement.</p>
<p>Alors que les <em>Panzer</em> de Gudérian s&#8217;élancent plein Ouest, l&#8217;état-major allemand redoute à juste titre une contre-attaque venant du Sud, destinée à reprendre la tête du pont au sud de la Meuse et couper les Panzer de leurs bases. Gudérian, conscient du danger, envoie sa 10<sup>ème</sup> <em>Panzer-division</em> et le régiment <em>Grossdeutschland</em> (deux unités d’élite) prendre une chaîne de collines boisées, à une vingtaine de kilomètres au sud de Sedan. De l&#8217;autre côté de cette barrière naturelle, deux excellentes divisions françaises, les 3<sup>ème</sup> DIM (Division d’infanterie motorisée) et 3<sup>ème</sup> DCR (Division cuirassée de réserve), bien équipées et surtout parfaitement commandées, sont en cours de regroupement en vue d&#8217;attaquer en direction de Sedan.</p>
<p>Cette superbe position défensive est percée en son centre par une route et un village d&#8217;une douzaine de fermes dont le nom allait marquer à jamais des milliers de combattants des deux camps : Stonne.</p>
<p>La bataille de Stonne commence. Elle est l&#8217;une des premières du second conflit mondial opposant deux forces puissantes, bien armées et bien dirigées. C&#8217;est à Stonne qu&#8217;un canon antichar français met coup sur coup trois Panzer IV hors de combat et qu&#8217;un char B1 bis affronte seul victorieusement… une colonne de treize Panzer ! A Stonne, bon nombre d&#8217;attaques finissent au corps à corps, et le bombardement d&#8217;une position peut tuer seize hommes sur 25 en quelques minutes.<br />
D&#8217;une violence implacable, la bataille de Stonne est émaillée d&#8217;actes héroïques. Elle préfigure de la rudesse des combats à venir, mais reste l&#8217;une des dernières où une forme de respect de l&#8217;adversaire est encore perceptible. Certains officiers allemands s&#8217;en souviendront – ils en témoigneront longtemps après – comme leur &laquo;&nbsp;Verdun de 1940&#8243;. Ce que confirmera l&#8217;historien allemand Karl-Heinz Frieser qui écrira, après une longue enquête, que &nbsp;&raquo; les soldats de la Wehrmacht ont toujours comparé l&#8217;enfer de la Somme en 1940 à l&#8217;enfer de Verdun en 1916 (…) la résistance des unités françaises à Stonne les ayant même fait douter de leur propre valeur » (sic).</p>
<p>Il faut remercier Jean-Paul Autant* de combler, avec cet ouvrage saisissant, une grave lacune en faisant la lumière sur un épisode de la campagne de France complètement ignoré des Français d’aujourd’hui, qui prend le contre-pied des idées reçues et prouve de manière éloquente la  bravoure – jusqu’à l’héroïsme, et la combativité des soldats français quand ils sont motivés, correctement armés et commandés par des sous-officiers et des officiers de valeur et de tempérament.</p>
<p><strong><em>La bataille de Stonne – Mai 1940 – Un choc frontal durant la campagne de France</em></strong><em>, de Jean-Paul Autant* avec le témoignage de Jean-Pierre Levieux**, aux Editions France Europe. 370 pages. Très nombreuses illustrations, dont 80 photos originales prises lors de la bataille, en n&amp;b et couleur ; cartes géographiques ; plans détaillés et croquis. 25€. </em><em>ISBN. 9782848252438.</em></p>
<p><em>N.B. Cet ouvrage a été récompensé par le prix &laquo;&nbsp;Jacques-Chabannes&nbsp;&raquo; 2011 décerné par l&#8217;Association des écrivains combattants et a été l&#8217;un des 7 finalistes en vue du prix &laquo;&nbsp;Honneur et Patrie&nbsp;&raquo; 2011 décerné par la Société d&#8217;entraide des membres de la Légion d&#8217;honneur.</em></p>
<p>* Fils d’un combattant de Stonne, Docteur en sciences humaines, il étudie depuis plusieurs années la situation et le rôle de la France dans la Seconde Guerre mondiale, dont il rend compte dans de nombreux articles et ouvrages.</p>
<p>** Jean-Pierre Levieux a participé, en qualité de combattant artilleur, à la bataille de Stonne. Décoré de l’ordre national du Mérite, actuellement président de l’Association des artilleurs du 42<sup>ème</sup> et 242<sup>ème</sup> régiment d’artillerie, anciens combattants de la 3<sup> ème</sup> Division d’infanterie motorisée, il apporte ici son  témoignage et nombre d’informations précises sur les combats de Stonne.</p>
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		<title>SORTIR DU NUCLÉAIRE ?</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 12:21:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats publics]]></category>
		<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences et techniques]]></category>
		<category><![CDATA[débats d'idées]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Flahault]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec 58 centrales nucléaires, la France est le pays « le plus nucléarisé du monde » en termes de production d’électricité. Alors, après l’accident de Fukushima (d’origine sismique et pas nucléaire…), peut-on dépassionner le débat autour de l’avenir du nucléaire français ? Pour &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/sortir-du-nucleaire/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec 58 centrales nucléaires, la France est le pays « le plus nucléarisé du monde » en termes de production d’électricité. Alors, après l’accident de Fukushima (d’origine sismique et pas nucléaire…), peut-on dépassionner le débat autour de l’avenir du nucléaire français ? Pour tenter d’y voir plus clair, aussi sereinement et sérieusement que possible, Isabelle Flahault, rédactrice en chef de <em>Regards sur l’actualité,</em> a demandé à plusieurs experts de plancher sur la question d’une éventuelle « sortie du nucléaire », et sur les conséquences de décisions en ce sens, en terme de faisabilité, de coût et de calendrier.</p>
<p>Après avoir dressé un état des lieux du nucléaire français, ses filières industrielles, sa sûreté,…, un panorama complet du nucléaire dans le monde permet d’en mieux comprendre les enjeux internationaux (quand 29 pays exploitent 440 réacteurs aujourd’hui et quand, pour quinze d’entre eux, l’énergie nucléaire contribue déjà pour plus du quart de leur production totale d’électricité). Pierre-Franck Chevet, directeur général de l’Énergie et du Climat (DGEC) répond négativement à « la » question d’une éventuelle sortie du nucléaire, contrairement de Thierry Salomon, président de l’association NégaWatt, pour qui sortir du nucléaire constitue plutôt « une opportunité ».</p>
<p>Enfin, Grégory Rolina, enseignant-chercheur à Mines ParisTech, revient sur l’histoire des institutions françaises de la sûreté nucléaire, sous une double approche historique et ethnographique, qui permet de clarifier les rôles et les statuts de ces institutions, et fait ressortir la qualité du dialogue technique et continu entre experts exploitants et autorités politiques et de sûreté, qui caractérise l’approche française de régulation des risques nucléaires.</p>
<p><strong><em>Le nucléaire français : quel avenir ?</em></strong><em>, dossier collectif dirigé par Isabelle Flahault, aux éditions de la Documentation française (<a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/">www.ladocumentationfrancaise.fr</a> – Tél. : 01 40 15 70 00). 70 pages au format 16 x 24 cm. 7,80 €. <strong></strong></em></p>
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		<title>LE PATRIARCHE PAUL, LUMIЀRE DE SAINTETÉ SUR LA SERBIE</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 12:10:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Civilisations et courants de pensée]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Editions du diocèse orthodoxe serbe]]></category>
		<category><![CDATA[Jovan Janjic]]></category>
		<category><![CDATA[Kosovo]]></category>
		<category><![CDATA[Patriarche Paul]]></category>
		<category><![CDATA[Serbie]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité Kosovo]]></category>
		<category><![CDATA[Soyons des hommes]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Diocèse orthodoxe serbe d’Europe occidentale a eu l’excellente idée d’éditer le très beau et profond livre que Jovan Janjić a consacré à la vie du Patriarche serbe Paul, et aux nombreux entretiens qu’il a eus avec celui que nombre &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/le-patriarche-paul-lumi%d1%90re-de-saintete-sur-la-serbie/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Diocèse orthodoxe serbe d’Europe occidentale a eu l’excellente idée d’éditer le très beau et profond livre que Jovan Janjić a consacré à la vie du Patriarche serbe Paul, et aux nombreux entretiens qu’il a eus avec celui que nombre des ses contemporains, y compris non serbes et non orthodoxes, reconnaissaient comme un « saint en marche », et depuis sa disparition comme l’une des grandes figures de spiritualité de son temps.</p>
<p>Le patriarche Paul (de son nom civil Gojko Stojčević, il prendra le nom de Paul – en serbe Pavle – en hommage et mémoire à l’infatigable Apôtre), né dans le village de Kucani en <a title="Slavonie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Slavonie">Slavonie</a> le <a title="11 septembre" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/11_septembre">11</a> <a title="Septembre" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Septembre">septembre</a> <a title="1914" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1914">1914</a>, a été le 44<sup>ème</sup> primat de l&#8217;<a title="Église orthodoxe serbe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_orthodoxe_serbe">Église orthodoxe serbe</a> du <a title="1er décembre" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1er_d%C3%A9cembre">1<sup>er</sup></a> <a title="Décembre 1990" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cembre_1990">décembre</a> <a title="1990" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1990">1990</a> jusqu&#8217;à sa mort le <a title="15 novembre" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/15_novembre">15</a> <a title="Novembre 2009" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Novembre_2009">novembre</a> <a title="2009" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/2009">2009</a> à <a title="Belgrade" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Belgrade">Belgrade</a>.</p>
<p>Pendant cette période, il a été le témoin et l’un des acteurs  – aussi discret qu’efficace sur la scène diplomatique – du drame qu’a vécu la Serbie et en particulier sa province immémoriale du Kosovo ; il en a infiniment souffert, sans jamais se lasser de plaider le droit et la cause des Serbes qui en furent (et en sont encore…) les victimes dans son pays et sur la scène internationale , jusqu’à l’ONU. En qualité d’évêque de Ras et Prizren, il a témoigné des souffrances du peuple serbe du Kosovo et de Métochie aux Nations Unies devant de nombreux hommes d’État.</p>
<p>« Soyons des hommes ! » était l’une de ses expressions favorites ; elle donne d’ailleurs son titre à l’ouvrage. Expression d’autant plus forte qu’elle émanait d’un homme d’une haute spiritualité, qui n’a jamais rien cédé sur les valeurs morales, au premier rang desquelles il situait la vérité et la justice. Et qui prend un relief particulier quand ont se souvient des infamies dont la Serbie a été l’objet de la part de la communauté internationale, et de l’Otan en particulier.</p>
<p>Infamies et souffrances auxquelles le saint patriarche n’opposait que la prière… et l’honneur de la vérité, « l’héroïsme, consistant, écrivait-il, à se défendre de l’ennemi, le sens de l’honneur consistant à défendre l’ennemi de nous-mêmes »…</p>
<p>Ce qui ne l’empêchait pas de faire preuve d’un sens de l’à-propos étonnant, sans qu’il se départît de son exemplaire et élégante charité. Ainsi lui annonce-t-on un jour la visite, au patriarcat, de l’ambassadeur des États-Unis en Serbie, qui lui transmet « les salutations et les félicitations du peuple américain du président des États-Unis », avant de lui demander : « Comment-pouvons-nous vous aider ? », à quoi le patriarche répondit : « Votre excellence, en ne nous nuisant pas, vous nous aiderez ! », laissant coi son visiteur.</p>
<p>« Soyons des hommes » est un livre important, à la fois témoignage historique fidèle, hagiographie sincère et recueil de pensées spirituelles élevées. A diffuser sans modération.</p>
<p><strong><em>Soyons des Hommes. Vie et paroles du patriarche serbe Paul</em></strong><em>, de Jovan<strong> </strong>Janjić, aux éditions du Diocèse orthodoxe serbe d’Europe occidentale (<a href="mailto:egliseorthodoxeserbe@gmail.com">egliseorthodoxeserbe@gmail.com</a> – Tél. : 01 42 55 31 05) 55 pages au format 14 x 21 cm. Trois cahiers photos couleur. 10€. ISBN 9788687529007.</em></p>
<p><strong>N.B.</strong> La publication de cet ouvrage renvoyant un peu de lumière sur la <strong>Serbie</strong><strong> </strong>et sa province du <strong>Kosovo</strong>, les Français qui le souhaitent ne manqueront pas de soutenir les efforts et l’action bénévole renouvelée, cette année encore, de l’association <strong>Solidarité Kosovo</strong>*<strong>. </strong>Dans un climat proche de l&#8217;état de siège depuis la récente annonce de l&#8217;OTAN d&#8217;abandonner les postes de douanes du nord du Kosovo, à majorité serbe, entre les mains des Albanais, les Serbes s&#8217;organisent en installant des barricades dans tout le nord du Kosovo. Dans les enclaves serbes meurtries par les assauts chroniques d&#8217;extrémistes albanais, <strong>Solidarité Kosovo </strong>achemine donc pour Noël des vêtements chauds, du matériel scolaire et des jouets pour les enfants serbes. </p>
<pre><em>*</em><em> Contact et dons : </em><em><a title="http://www.solidarite-kosovo.org/" href="http://www.solidarite-kosovo.org/" target="_blank">www.solidarite-kosovo.org</a></em><em> et </em><em>Solidarité Kosovo -</em><em> BP 1777 - 38220 Vizille - France </em></pre>
<pre><em></em></pre>
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		<title>UNE SOMME DE CONNAISSANCES POUR LES INGÉNIEURS SURETÉ</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 11:09:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et gestion d'entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences et techniques]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Brabant]]></category>
		<category><![CDATA[topographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Professeur émérite, agrégé de génie civil, Michel Brabant est géomètre-expert DPLG ; il signe ici, avec le concours de trois expertes diplômées en génie civil, une somme – actualisée – des connaissances qu’il avait publiée il y a quelques années sous &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/une-somme-de-connaissances-pour-les-ingenieurs-surete/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Professeur émérite, agrégé de génie civil, Michel Brabant est géomètre-expert DPLG ; il signe ici, avec le concours de trois expertes diplômées en génie civil, une somme – actualisée – des connaissances qu’il avait publiée il y a quelques années sous le titre <em>Maîtriser la topographie</em>.</p>
<p>Ce « manuel » très opérationnel et pratique de près de 400 pages n’oublie rien, de la description précise des instruments de mesure et de leurs usages, aux méthodes de travail détaillées, avec calculs, dessins et techniques d’implantation.</p>
<p>Chaque &laquo;&nbsp;domaine&nbsp;&raquo; de la topographie fait l’objet d’un chapitre complet : mesures des angles et des distances, nivellement, localisation terrestre, positionnement satellitaire, levée des détails et implantations, travaux topographiques spécifiques, calculs topométriques, dessins et plans,…</p>
<p>Il deviendra vite le guide et la référence  au quotidien des tous les praticiens, réguliers ou ponctuels, de la topographie, dont les ingénieurs et spécialistes chargés d’audits de sites, de schémas d’implantation ou de rédaction de plans de sûreté.</p>
<p><strong><em>Topographie opérationnelle. Mesures, calculs, dessins, implantations</em></strong><em>, de Michel Brabant, avec Béatrice Patizel, Armelle Piègle et Hélène Muller, aux éditions Eyrolles. 395 pages au format 17 x 24 cm. Très nombreux croquis et graphiques, photos n&amp;b et couleur, index. 40 €. ISBN 97822121284475.<strong></strong></em></p>
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		<title>ÉQUILIBRER PERFORMANCE ÉCONOMIQUE, HUMAINE ET ENVIRONNEMENTALE</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 11:07:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et gestion d'entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Editions du Cherche-Midi]]></category>
		<category><![CDATA[Paule Boffa-Comby]]></category>
		<category><![CDATA[walk the talk]]></category>

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		<description><![CDATA[ « Être dirigeant dépasse la simple maîtrise des techniques et des processus. Cela implique un engagement, une posture, qui demande une bonne connaissance de soi, de son environnement et du fonctionnement des organisations (…), une volonté affirmée et répétée de transmettre, &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/equilibrer-performance-economique-humaine-et-environnementale/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> « Être dirigeant dépasse la simple maîtrise des techniques et des processus. Cela implique un engagement, une posture, qui demande une bonne connaissance de soi, de son environnement et du fonctionnement des organisations (…), une volonté affirmée et répétée de transmettre, d’entraîner et de bâtir des relations et de la confiance durables (…) de créer du sens et de la pro-activité, de renouveler sans cesse son entreprise dans sa capacité d’apprentissage et d’autorégulation, d’adaptabilité et d’innovation, de la faire passer d’une logique de l’obéissance et du contrôle permanent  (de l’autorité de structure) à celle de la responsabilité et de la confiance (l’autorité d’inspiration)(…) de construire des réseaux d’alliance, au-delà des organigrammes ».</p>
<p>Et peut-être surtout, d’ « accorder ses dires et ses faires »… d’où l’apostrophe anglophone« <em>Walk the Talk </em>» choisie par Paule Boffa Comby comme titre de son dernier ouvrage.</p>
<p>Conseil de nombreux dirigeants de grands groupes français, elle témoigne ici de son expérience, qu’elle synthétise en trois grandes familles de sujet : autour des défis auxquels l’entreprise et ses dirigeants sont confrontés dans une période « en quête de nouveaux repères », qui doit plus que jamais conjuguer performance économique, respect humain et protection de l’environnement « qui se stimulent plus qu’ils ne s’opposent » ; sachant que l’exemplarité du dirigeant, et son <em>leadership</em> conditionnent la réussite de l’entreprise ; alors qu’il convient aujourd’hui d’ « oser la confiance » et de passer « d’une logique de l’obéissance à une culture de la responsabilisation (…) la création de sens, la confiance en l’humain et en ses capacités (se révélant) des sources inépuisables de créativité, de rebond et de performance, notamment économique ».</p>
<p>Paule Boffa Comby s’élève également contre « le culte de l’immédiateté » et « la dictature de l’urgence », et croit, avec autant de raison que de passion, « en la supériorité de l’intelligence collective sur la somme des intelligences individuelles ».</p>
<p>On la suit aussi avec intérêt – et avec bonheur –   quand elle rappelle que l’entreprise, loin d’être toujours « esclavagiste, stressante, destructrice, sclérosante », peut être, si l’on veut bien « retrousser ses manches, s’investir et s’engager », source de dépassement, d’épanouissement, de réalisation… et d’alliance « avec d’autres pour contribuer potentiellement à changer le monde et faire grandir la société ».</p>
<p>Enfin, « en guise de conclusion », l’auteur brosse avec humour et réalisme, le portrait « idéal »  du dirigeant selon le jeu chinois bien connu du « si j’étais… », et ces quelques pages éclairent singulièrement et utilement les chapitres précédents, en onze métaphores allant de l’ancre au mousquetaire, de l’équilibriste au rêveur éveillé, du catalyseur au preneur de risque…</p>
<p><strong><em>Walk the Talk, une autre façon d’être dirigeant</em></strong><em>, de Paule Boffa-Comby, aux éditions du Cherche Midi. 265 pages au format 15,5 x 20,5 cm. 19,80 €. ISBN 9782749122618.<strong></strong></em></p>
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		<title>RETOUR AU MANAGEMENT ÉCONOMIQUE DE L’ENTREPRISE</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 11:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et gestion d'entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Notes de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Josse Roussel]]></category>

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		<description><![CDATA[Josse Roussel, maître de conférences à Paris Dauphine, puise dans les ressources analytiques des sciences économiques pour nous re-présenter l’entreprise d&#8217;aujourd&#8217;hui, organisation complexe toujours structurée autour de grandes fonctions et confrontée, plus que jamais, à un environnement concurrentiel synonyme d&#8217;autant &#8230; <a href="http://www.epee.fr/2012/01/04/retour-au-management-economique-de-l%e2%80%99entreprise/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Josse Roussel, maître de conférences à Paris Dauphine, puise dans les ressources analytiques des sciences économiques pour nous re-présenter l’entreprise d&#8217;aujourd&#8217;hui, organisation complexe toujours structurée autour de grandes fonctions et confrontée, plus que jamais, à un environnement concurrentiel synonyme d&#8217;autant de menaces que d&#8217;opportunités.</p>
<p>Pour quoi re-présenter ? Parce que son approche, dans la première partie du livre, prend en compte à la fois les grands classiques (l’entreprise est toujours, prioritairement, « une affaire d’organisation » ; ses dirigeants relèvent au quotidien le défi de faire vivre et travailler ensemble des personnels de plus en plus divers, différents, voire divergents ; ils doivent s’adapter en permanence aux variabilités et aux besoins nouveaux du « marché » ; …). Et parce qu’il insiste, c’est plus nouveau, sur la nécessité de disposer de systèmes de gestion de l’information performants et accessibles par tous.</p>
<p>L’auteur, dans la deuxième partie,  « revisite » (ainsi) le rôle des grandes fonctions de l’entreprise la finance, le <em>marketing</em>, les ressources humaines, la production et la logistique au regard de l’essor, et de l’intrusion dans l’entreprise, des nouvelles technologies.</p>
<p>La troisième partie de l’ouvrage analyse plus précisément « le comportement et le <em>management </em>stratégique de l’entreprise » en mettant l’accent sur son environnement concurrentiel et les dimensions stratégiques de son <em>management</em>, au travers du rappel des différents niveaux d’analyse stratégique (institutionnelle, <em>corporate</em>, concurrentielle, opérationnelle), de la redéfinition des « matrices stratégiques » en particulier celles du BCG et de McKinsey) et de la présentation de ses « options stratégiques » (spécialisation, diversification, intégration verticale, coopération, acquisition… et retrait).</p>
<p>Roussel revient sur l’analyse de son environnement (sectorielle, intra-industrielle, particulièrement) et celle de ses ressources et compétences, ainsi que de son avantage concurrentiel (par les coûts et par la différenciation).</p>
<p>Il faut ici prendre le temps de lire les deux pages de sa conclusion, étonnamment pessimiste écriront les uns (dont nous sommes), brutalement réaliste penseront les autres : « à peine effleuré » dans l’ouvrage, écrit-il, il est « un aspect crucial » qui doit être souligné : « la dégradation de l’image de l’entreprise auprès de la société civile ».</p>
<p>Perçue par certains (de plus en plus nombreux semble t-il, bien que cette représentation soit fausse, rappelle t-il quand même) comme « un prédateur qui pille les ressources des PED, pollue et saccage l’environnement (…) en précipitant la majorité de l’humanité dans la misère (…) et qui creuse les inégalités sociales au sein des économies les plus avancées (…) », l’entreprise, quand elle est « mal gérée » donne parfois, c’est vrai, « du grain à moudre à ses détracteurs ».</p>
<p>Beaucoup, d’autres, remarque t-il enfin, « s’efforcent d’infléchir cette tendance de diverses manières, contribuant ainsi à l’émergence d’une entreprise « socialement responsable ». Ouf !</p>
<p><strong><em>Économie et management de l’entreprise</em></strong><em>, de Josse Roussel<strong>, </strong>aux éditions<strong> </strong></em><em>L&#8217;Harmattan,<strong> </strong>collection &laquo;&nbsp; Un autre regard&nbsp;&raquo;. 260 pages au format 24 x 16 cm. Bibliographie. 25€. <strong>ISBN </strong>9782296560949.</em><strong><em></em></strong></p>
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